Partenaire du projet : Société de recherche sociale appliquée (SRSA)

Langue : Anglais

EN COURS

Trouver des moyens d’aider les jeunes à réaliser leur plein potentiel est un objectif politique universel, que le but ultime soit la croissance économique, l’innovation ou la compétitivité, ou encore l’inclusion sociale et la réduction des inégalités. De nombreux jeunes appartenant à des groupes désavantagés devront poursuivre des études postsecondaires (formation d’apprenti, collège, université) pour faire leur place dans l’économie mondiale du savoir. Certains font face à d’importants obstacles dans la poursuite de l’itinéraire de carrière qu’ils ont choisi. Le prix inabordable des parcours scolaires exigés, l’accès réduit à des conseils professionnels, des mentors potentiels, des modèles ou d’autres soutiens informationnels, l’inertie des décideurs et la discrimination peuvent avoir des effets négatifs sur leurs décisions.

Le Canada est un chef de file mondial en éducation selon de nombreux indicateurs du rendement scolaire de la maternelle à la 5e secondaire (OCDE, 2010a), et il affiche l’un des plus hauts taux de réussite au niveau postsecondaire de tous les pays de l’OCDE (Buchanan, 2013). Mais, il y a encore une proportion importante de jeunes qui quittent le système d’éducation formel avant d’être suffisamment préparés pour bien faire la transition vers le monde du travail. Cet échec de la transition peut prendre plusieurs formes :

  • L’étudiant quitte l’école secondaire avant l’obtention de son diplôme;
  • Le diplômé de niveau secondaire entre directement sur le marché du travail, mais n’a pas les compétences professionnelles que l’on attend de lui;
  • Le diplômé de niveau secondaire poursuit des études collégiales ou universitaires ou suit des formations d’apprenti, mais finit par décrocher, ou alors change de programme d’études sans être bien orienté, en disant que le programme ne lui convient pas;
  • Le diplômé de niveau postsecondaire obtient un emploi pour lequel il est largement surqualifié, qui ne le satisfait pas, et qui met en cause son investissement dans ses études postsecondaires (ce qui peut décourager d’autres personnes d’investir dans leurs études).

Ce projet vise à trouver de meilleures façons d’accompagner les jeunes dans leurs choix de carrière et à promouvoir les politiques qui ont pour but de prolonger leur apprentissage dans des programmes postsecondaires qui leur conviennent. La Société de recherche sociale appliquée (SRSA) utilisera deux importantes sources de données longitudinales pour vérifier l’effet de certaines interventions expérimentales en développement de carrière en mettant en relation les dossiers scolaires et des sondages menés auprès de jeunes et de leurs parents. Les données fournissent des renseignements sur 7 000 jeunes Canadiens de trois provinces, dont leurs aspirations professionnelles en tant qu’étudiants au secondaire à l’âge de 14 ans, leurs études postsecondaires et leurs revenus sur 10 ans.

Le projet comprend la mise en relation des aspirations professionnelles des étudiants et leurs choix de cours et de programmes, ainsi que l’étude des conséquences du choix de quitter l’école secondaire. Outre cette méthodologie expérimentale, les chercheurs de la SRSA feront appel à des méthodes non expérimentales pour analyser les facteurs qui, au cours de cette période cruciale, ont provoqué des changements dans les choix de carrière et modifié le cheminement professionnel. Nous examinerons le rôle médiateur de certains facteurs d’influence – comme le niveau d’engagement des parents et la fréquence des conseils donnés par les conseillers scolaires, les professeurs et autres intervenants (tels que mentionnés par les jeunes de 12e année) – dans la relation entre les aspirations, les différentes sources de conseils et la trajectoire professionnelle.

L’étude enrichira considérablement les connaissances sur (a) la façon et le moment d’intervenir pour aider les jeunes dans leur choix de carrière, et (b) les personnes dont le soutien est efficace, mais actuellement déficient. Le but est d’aider la profession de conseiller en orientation professionnelle à répondre avec autorité aux questions politiques de plus en plus urgentes en matière de planification optimale de l’éducation au choix de carrière offerte aux jeunes. Les effets positifs et négatifs des interventions et les résultats des avis des médiateurs (parents, professeurs, conseillers, pairs) serviront à élaborer des pratiques exemplaires et des outils visant à soutenir le travail des conseillers et à guider les étudiants dans la planification de leur carrière du début à la fin de leurs études secondaires.